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Seul un changement économique important pourrait justifier une baisse des taux en septembre, selon Kazimir (BCE)
information fournie par Reuters 28/07/2025 à 13:08

Le membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Peter Kazimir

Le membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Peter Kazimir

La Banque centrale européenne (BCE) n'est pas pressée de réduire à nouveau le coût des emprunts et il faudrait un changement économique important et inattendu pour justifier une telle mesure en septembre, a déclaré lundi Peter Kazimir, membre du conseil des gouverneurs de l'institution.

Après huit réductions des coûts d'emprunt depuis juin 2024, la BCE a maintenu la semaine dernière ses taux inchangés, comme prévu, et son évaluation modérément optimiste de l'économie de la zone euro a incité les investisseurs à réduire leurs paris sur un nouvel assouplissement de la politique monétaire en septembre.

"En ce qui concerne les données à venir, je ne m'attends pas à ce qu'il se passe quelque chose d'important qui me forcerait à agir dès septembre," a écrit Peter Kazimir dans un billet de blog, ajoutant qu'il faudrait quelque chose comme des signes clairs d'effritement du marché du travail pour justifier une reprise des baisses de taux à la rentrée.

Ces commentaires s'alignent sur ceux de sources de la BCE selon lesquels la barre pour une nouvelle réduction en septembre est élevée après que la banque a déjà abaissé les taux à 2% depuis juin 2024.

L'accord commercial conclu dimanche entre l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis réduit l'incertitude pour les entreprises, mais son impact sur les prix, principal objectif de la BCE, n'est pas encore clair.

"Cet accord commercial peut contribuer à apaiser les inquiétudes et à rétablir la confiance", estime Peter Kazimir. "Nous avons maintenant plus de clarté, mais nous aurons besoin de temps pour voir dans quelle mesure ce nouvel environnement affectera l'inflation", a-t-il ajouté.

Il a également dit ne pas voir de risque que l'inflation soit désormais inférieure à l'objectif de 2% de la BCE, comme ce fut le cas au cours de la décennie précédant la pandémie de COVID-19.

(Rédigé par Balazs Koranyi, version française Diana Mandia, édité par Blandine Hénault)

4 commentaires

  • 28 juillet 14:30

    Encore une fois la BCE a tout faux .et nous inféodé à l.Europe on subit..


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